19 janvier 2008

Un service minimum dans les écoles primaires

Xavier Darcos instaure un service minimum dans les écoles primaires
En prévision de la grève de la fonction publique prévue jeudi 24 janvier, Xavier Darcos a mis en place un service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires.

En prévision de la grève de la fonction publique prévue jeudi 24 janvier, Xavier Darcos a mis en place un service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires.

c5975b104cbdfea11d8f4497eeb03738.jpgXavier Darcos veut expérimenter le service minimum d’accueil dans les écoles primaires (maternelles et élémentaires) dès la grève nationale des enseignants prévue le 24 janvier 2008.
Dans une circulaire diffusée le 8 janvier dernier, le ministre demande aux recteurs et inspecteurs d’Académie de participer avec les communes volontaires à cette expérimentation.
« Si cela ne fonctionne pas, il faudra aller plus loin », a indiqué le ministre. « Je ne reculerais pas sur ce sujet parce que c’est une promesse du président Nicolas Sarkozy », a-t-il ajouté.
Les jours de grève, les élèves des collèges et lycées sont habituellement accueillis dans leur établissement, ce qui n'est pas le cas pour les élèves d’écoles maternelles et élémentaires. Trop souvent les parents sont mis devant le fait accompli, et se retrouve le jour même face à des grilles fermées, sans possibilité d'envisager de solution alternative pour faire garder leur enfant. Si la liberté des enseignants doit être respectée, la liberté de travailler des familles aussi.

Les communes qui acceptent de mettre en place un système d'accueil des enfants recevront une compensation financière de 90 euros par tranche de quinze élèves à garder. Elles organiseront l’accueil des enfants dans leurs centres d’accueil ou lieux de loisirs en s’appuyant sur un personnel associatif pour gérer les différentes structures.
A l’heure actuelle, plusieurs villes se sont déjà portées volontaires.

Certaines communes s'organisaient déjà par le passé pour assurer un service d’accueil afin d’éviter que les parents ne soient obligés de « subventionner » la grève en prenant des jours de congé ou de RTT pour garder leurs enfants. Mais cet accueil était financé par la fiscalité locale et donc par les contribuables.

Pour ce nouveau service, les familles ne sont pas mises à contribution. Le financement du dispositif proviendra des retenues sur salaire des enseignants grévistes.

Afin d’informer les communes sur cette convention, Xavier Darcos a adressé un courrier à tous les maires par l’intermédiaire des inspecteurs d’académie. Ces derniers seront mobilisés pour apporter aux communes toute l’information nécessaire sur le mouvement prévu afin de faciliter l’information des familles par les communes. Les maires qui n’auront pas le temps de réunir leur conseil municipal afin obtenir la délégation nécessaire pour signer la convention, pourront cependant organiser un service d’accueil et être remboursés.