07 février 2008

Traité Européen, le PS n'a pas de courage

L'Assemblée nationale a autorisé jeudi la France à ratifier le traité européen de Lisbonne, avant-dernière étape avant l'adoption définitive du texte. Les députés ont adopté le projet de loi lors d'un vote solennel par 336 voix contre 52. L'UMP a voté pour, de même que ses alliés du Nouveau centre. Une majorité des socialistes ont voté pour, après avoir cfb0beb7a5f90d812ae0f9c6c78c7767.jpgdemandé en vain un référendum. Les 18 communistes, 25 socialistes et 9 souverainistes ont voté contre. Un groupe de 84 socialistes, dont Laurent Fabius et Arnaud Montebourg, n'a pas participé au scrutin et 17 autres se sont abstenus.

Bernard Kouchner a salué le vote des députés : «L'Europe entière attend ce signal de la France», a affirmé le ministre des Affaires étrangères. Il a promis que le gouvernement serait «attentif plus encore qu'il ne l'a été» à poursuivre le débat sur l'Europe, dans la perspective de la présidence française de l'Union au second semestre 2008.

Je croyais que le PS était un parti pro européen, visiblement, cela dépend du vent  et des intérêts personnels...

 

01 janvier 2008

L'Euro progresse au sud de l'Europe

En tant que déléguée du mouvement Européen sur Malakoff, je me félicite de cette nouvelle: Malte et Chypre utilisent dès aujourd'hui l'Euro pour leur transaction financière.

4b104fd794caeb7dbefb27d2676546da.jpg 
Les deux pays ont basculé cette nuit dans la zone euro. Cette double adhésion devrait rassurer les investisseurs.
Double ration de champagne cette nuit à Chypre et à Malte. C'est à 23 heures pour Chypre et une heure plus tard pour Malte que ces deux États membres de l'Union économique (UE) sont devenus les quatorzième et quinzième pays membres de la zone euro, un an après la Slovénie. Les sept autres pays entrés dans l'UE en mai 2004 semblent aujourd'hui mois pressés de passer à l'euro, ce à quoi ils sont ­toutefois contraints par le traité d'adhésion. Plutôt que de faire des sacrifices en termes de réductions des déficits publics, ils ont généralement opté pour la poursuite d'une croissance rapide et patienteront quelques années.

En attendant, les deux nouveaux ne changeront pas grand-chose au poids de l'euro. Chypre compte 800 000 habitants et Malte la moitié seulement, contre 311 millions dans la zone euro. Mais pour les deux îles-États, entrées dans l'UE en mai 2004, cet événement est un véritable avènement. Le Figaro

21 décembre 2007

Chantal Cutajar, candidate MoDem pour les municipales, a proposé a proposé au porte-parole des verts d'être le numéro deux de sa liste.

Beaucoup de militants du MoDem attendaient Jean-Claude Petitdemange qui avait déjà constitué une équipe en vue des municipales à Strasbourg. C'est finalement la juriste Chantal Cutajar qui l'a emporté, lors du vote organisé jeudi soir en présence de François Bayrou, avec 143 voix contre 114 à son concurrent.

2fc987e63e9e07fd70d35a6539f42a7d.jpg Dans son intervention, elle s'était montrée plus percutante que l'ancien chef de cabinet de Michel Rocard, qui lui a souhaité «bon vent». La candidate n'a pas perdu de temps. Chantal Cutajar, qui bénéficiait du soutien de Cap 21 et de sa représentante régionale, Yveline Moeglen, a rencontré hier le porte-parole des Verts, Yann Wehrling, et lui a proposé d'être le numéro deux de sa liste.

L'ancien secrétaire national du parti écologiste, qui avait obtenu un score décevant aux législatives (5,91 %), est en délicatesse avec les Verts de Strasbourg, qu'il juge trop proches de l'extrême gauche. « Je suis dans la ligne de François Bayrou », souligne Chantal Cutajar qui a aussi ren­contré Jean-Claude Petitdemange. « C'est à elle de faire des propositions et de démontrer sa capacité à rassembler », commente celui-ci, en précisant qu'il devait réunir son équipe pour décider de la suite. Mais qu'il « entendait bien jouer un rôle au sein du MoDem ». Peut-être auprès de François Bayrou. Le FIGARO

Et dire que Bayrou a été au centre droit il y a quelques années, bientôt il fera alliance avec le PC ou Bessancenot à ce rythme là.

08 décembre 2007

Sondage

ffcc471c2f5507cae3844b5bba2d2079.jpgIl est tout de même intéressant de noter dans un sondage OpinionWay pour le Figaro et LCI, que ceux qui souhaitent une alliance sont nettement plus nombreux à la vouloir avec le PS (22 %) plutôt qu’avec l’UMP (13 %). Il apparaît d’ailleurs qu’un rapprochement avec le PS séduirait une majorité des électeurs de Ségolène Royal, alors que ceux de Nicolas Sarkozy repoussent largement une alliance du MoDem avec l’UMP.

Il est donc logique que la plupart (80 %) de ceux qui ont voté pour Royal au premier la croient sincère dans sa relation du rendez-vous manqué avec François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle. Sincérité à laquelle ne croient finalement qu’une petite majorité des sondés, les autres électeurs étant nettement plus réservés ou incrédules sur ce point. Et c’est à peu près dans la même proportion qu’ils croient à la sincérité de François Bayrou dans la présentation qu’il fait de ce rendez-vous.

26 novembre 2007

Cavada explique pourquoi il va mener la liste UMP dans le XIIe arrondissement de Paris.

Dans un entretien au Figaro, le député européen du MoDem explique:

LE FIGARO. – L’UMP vous propose de conduire la liste de la majorité dans le XIIe arrondissement de Paris depuis 4ce4150bdaf0e4f608a460ab679cd959.gifjuillet. Avez-vous pris votre décision définitive ?

Jean-Marie CAVADA. – Oui. J’ai accepté la proposition de l’UMP. En juillet, j’étais chargé d’organiser le forum des démocrates du MoDem, dont l’ambition me convenait. Je suis un homme de centre gauche, un enfant du Delors des années Chaban et du Rocard période Matignon. Pour moi, la France dans l’Europe est la seule réponse possible à la mondialisation, à condition de ne pas se crisper sur le passé. Il est clair que les pays qui s’adaptent résistent mieux à la mondialisation. Ceux qui se crispent souffrent beaucoup plus. Il faut rassembler les énergies nationales autour de réformes justes et aider à les négocier équitablement. François Bayrou l’a dit durant la campagne présidentielle, mais c’est Nicolas Sarkozy qui fait bouger la France. Il est allé chercher les meilleurs pour réussir les réformes que nous aurions dû faire il y a trente ans. Toutes les lignes politiques et syndicales bougent, jusqu’à la CGT. Et pendant qu’il agit, certains attendent son échec, tout en spéculant sur l’affaiblissement de la gauche pour la croquer. Moi, je ne veux pas bâtir une carrière politique sur les ruines de mon pays.

Le reproche vise-t-il François Bayrou ?

François Bayrou a un programme romantique, mais un tempérament qui lui fait refuser l’obstacle de la décision. S’il avait voulu que ses idées prévalent, iI aurait pu négocier une alliance de gouvernement sur la base d’un programme minimal : relance de l’Europe, revalorisation des bas salaires, priorité à l’éducation, la culture et la recherche, et introduction de la proportionnelle pour garantir un soutien plus large aux réformes. Il s’y est refusé.

25 novembre 2007

Procès de 3 chrétiens assassinés en Turquie

Au mur sont accrochés les Dix Commandements. D’une petite cage délicatement emmaillotée dans des broderies, les pépiements d’une perruche s’éparpillent dans le salon de Mustafa et Alp, aussi dépouillé qu’une cellule monacale. Protestants évangéliques, ils se sont installés à Malatya cet été, afin «d’accomplir leur mission pour le Christ, malgré la peur». La foi du converti chevillée au corps, ces deux «frères» en religion expliquent être venus dans cette ville de l’est de la Turquie, où il est «difficile d’être un chrétien», pour reprendre le «travail» de leurs prédécesseurs.

Formule pudique s’il en est : le 18 avril, trois missionnaires ont été assassinés dans le local de la maison d’édition Zirve, spécialisée dans la publication de bibles. Avant d’être égorgées, les victimes, deux Turcs et un Allemand, ont été longuement torturées. Ugur Yüksel, transporté agonisant à l’hôpital, avait les cuisses, les testicules, l’anus et le dos «tailladés de dizaines de coups de couteaux, ses doigts avaient été coupés jusqu’à l’os», selon le compte rendu macabre du chirurgien qui tenta de le sauver.

Accusés d’avoir créé une «organisation terroriste armée», les cinq meurtriers et sept complices présumés comparaissent depuis hier devant une cour pénale de Malatya. La prison à vie a été requise pour les apprentis tortionnaires lors de réquisitions préliminaires. Avec ce procès, c’est une nouvelle fois le nationalisme qui se retrouve sur le banc des accusés. Mais les parties civiles dénoncent une instruction lacunaire. L’assassinat de Tilmann Geske, Necati Aydin et Ugur Yüksel porte une signature similaire à ceux du prêtre italien Andrea Santoro en 2005 et du journaliste d’origine arménienne Hrant Dink en janvier. Cette fois-ci encore, les exécutants sont jeunes, âgés de 19 à 20 ans, désœuvrés et proches des milieux ultranationalistes.

Mais l’enquête n’a pas exploré les possibles connexions politiques, selon les défenseurs des parties civiles. «Pourtant, Emre Günaydin, le leader, a déclaré avoir été membre des Foyers idéalistes (mouvement d’extrême droite des Loups gris, NDLR)», pointe l’avocat Orhan Kemal Cengiz. Ce spécialiste des droits de l’homme accuse le procureur d’avoir mené une enquête à charge contre les victimes : «  Sur 31 dossiers, 16 concernent les activités missionnaires. Les noms, les adresses et les numéros de télé­phone des personnes contactées par les trois protestants sont répertoriés, ce qui les met en danger.»   Le Figaro

14 novembre 2007

Le Rapporteur du budget rétablit la vérité

483c54cba6c52a5d7a87704868143173.jpgJean Claude Caron Le Rapporteur du budget rétablit la vérité

"Tout est bon pour capter l’attention quand on est en perte de vitesse. La polémique déclenchée par le parti communiste ces dernières semaines en est un exemple.
Les faits : En juin dernier, les élus votent un rapport dans lequel une subvention de 30.000 euros est accordée à chacune de ces trois associations : Secours Populaire Français, Banque alimentaire et Restos du Cœur. Ce rapport est voté à l’unanimité, élus communistes inclus.
La nouveauté : Cette subvention est en diminution par rapport à l’année précédente : - 24.673 euros pour le Secours Populaire et - 15.735 euros pour la Banque alimentaire. Il faut savoir que le Secours populaire présente un excédent de 45.500 euros et une trésorerie de 243.000 euros, la Banque Alimentaire un excédent de 20.265 euros et une trésorerie de 357.252 euros.


L’explication (1) : l’argent versé aux associations est l’argent du contribuable. Il sert à financer du fonctionnement, des projets, une action. Quand l’association présente des excédents et une trésorerie importants, il est normal que sa subvention soit adaptée en conséquence. Les subventions ne sont pas faites pour être thésaurisées.
L’explication (2) : Et ce d’autant que cela ne préjuge en rien de ce qui peut être voté lors de l’exercice budgétaire suivant : ce qui baisse une année peut augmenter l’année suivante et inversement, selon les besoins réels de l’association. Le Conseil général gère l’argent des Altos Séquanais de façon rigoureuse : c’est pour cela que le taux des impôts locaux n’augmente pas.


La coquille : malheureusement une erreur s’est glissée dans le rapport. Il est mentionné que la subvention de 30 000 euros accordée à chacune des associations est identique à celle de l’année précédente, ce qui est évidemment faux. Un « copié-collé » malencontreux : cela arrive quand on présente plusieurs centaines de rapports portant sur l’octroi de plusieurs milliers de subventions à des centaines d’associations.
La mauvaise foi : Le rapport est donc voté sans que personne ne s’aperçoive de cette erreur. Personne ? Pas tout à fait. Une élue communiste a été prévenue avant le vote par un membre du pôle Solidarité qui s’est aperçu de cette bévue. Pourtant, elle ne fait aucun commentaire pendant la séance. Les associations sont également prévenues : elles signent d’ailleurs les conventions cet été sans sourciller.


Une contre-vérité grossière : Quelques mois après, la polémique éclate. Le PC l’affirme : le Conseil général s’en prend aux plus pauvres ; son président ment sciemment dans les rapports. C’est une double contrevérité grossière mais elle s’inscrit bien dans les méthodes habituelles d’un parti qui se crispe d’autant plus qu’il est rejeté, élection après élection.
Dernier point : Rien que dans le domaine social, les subventions, aides et participations accordées par le Conseil général aux 526 associations qui oeuvrent au service des Alto Séquanais (y compris les 99 crèches associatives) sont passées de 36,1 millions en 2006 à 40,8 millions en 2007.
La vérité est là."

09 novembre 2007

Le président de la République s’est rendu sur la tombe du général De Gaulle, disparu il y a 37 ans.

  352c032b8b09c7fdc06bdf9c9a1e0cf3.jpg

 Sa dernière visite avait marqué les esprits. Le 16 avril, à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy s’était rendu à Colombey-les-deux-Eglises, à un moment où les gaullistes historiques laissaient entendre leur grogne contre certains thèmes de campagne du candidat UMP.

 

Près de 6 mois plus tard, c’est en qualité de successeur à l’Elysée que Nicolas Sarkozy est venu rendre hommage au général De Gaulle, disparu le 9 novembre 1970. A ses côtés, Yves Guéna, président de la fondation De Gaulle, Jean de Gaulle, petit-fils du général, ainsi que plusieurs élus du département de la Haute-Marne, dont François Cornut-Gentille (UMP), député de la circonscription où se trouve Colombey.

31 octobre 2007

Un peu d'histoire

Des Moscovites, ont rendu un hommage, hier à Moscou, aux centaines de milliers de victimes des purges menées par Staline  entre 1936-1939.

La grande purge du parti en 1936 a eu pour but de contrôler le recrutement en son sein. À la fin de 1936, avant même que les grandes purges ne commencent, le Parti ne compte plus que 1 450 000 membres, soit une diminution de 750 000 en quatre ans. En 1937, première année de purge en profondeur, 500 000 autres membres disparaissent des registres, le plus souvent fusillés ou envoyés dans des camps. 1937 marque l'accentuation de la politique entreprise.

2d20e15861e4b4567f1d5b09d42adca9.jpgEn août 1936, Joseph Staline fait juger Kamenev et Zinoviev et 14 autres personnes, accusés d'avoir constitué un « centre terroriste trotsko-zinoviéviste », déjà responsable de l'assassinat de Kirov, et de comploter d'assassiner Staline et la plupart des membres du Politburo, pour restaurer le capitalisme avec l'aide de fascistes allemands et japonais. Les preuves sont visiblement truquées ; en particulier celles attestant une rencontre entre les fils de Trotski et les accusés.

En septembre, Staline fait remplacer Iagoda par Nikolaï Iejov à la tête du NKVD pour renforcer la répression. L'étape suivant date de la session du Comité Central de février-mars 1937 où, après des débats houleux, Staline, Molotov, Ejov finissent par l'emporter sur les partisans d'une ligne modérée. Ils obtiennent la tête de Nikolaï Boukharine et Rykov, aussitôt arrêtés (leur ancien collègue Mikhaïl Tomsky s'était suicidé). En mars 1938, Boukharine, Rykov, Iagoda passent à leur tour en procès. Par la suite Toukhatchevski et six autres maréchaux sont également jugés sommairement et exécutés. L'armée est décimée.

La période la plus intense des Purges fut de 1936 à 1938, pendant laquelle Nikolaï Iejov fut à la tête du ministère des affaires internes (NKVD), les Russes appellent d'ailleurs cette période « Iejovchtchina ». Durant ces deux années, la répression fait plus de deux millions de victimes, dont 725 000 exécutions[1]. La directive « prikaz 00447 », appliquée à partir de 5 août 1937 ordonne à la police secrète de fusiller un quota minimal de 75 950 personnes et d'en envoyer 193 000 au goulag.

Ces procès, cependant, n'étaient qu'une partie mineure des purges, et l'un de leurs buts étaient de détourner l'attention du monde de ce qui se passait dans le reste du pays. Près d'un million de gens furent exécutés par des pelotons et bien plus furent envoyés dans des prisons ou des camps gérés pas le Goulag où beaucoup ne survivaient pas. Les estimations des victimes varient beaucoup, mais le chiffre revenant le plus souvent est de 20 millions de morts, mais selon certains[2], ce chiffre correspondrait au nombre de déportés (de la période allant de 1930 à 1953) et le nombre de morts (exécutions et famines comprises) de 1932 à 1939 n'excèderait pas les 9 millions.

Beaucoup de ceux accusés et emprisonnés l'étaient sous l'inculpation de sabotage économique, d'affiliation avec le trotskysme ou d'être des agents de la subversion étrangère. De nombreux chefs locaux du parti furent dénoncés et accusés d'abus de pouvoir.

À l'été 1938, Staline et son entourage proche réalisèrent que les purges étaient allées trop loin et Iejov fut rétrogradé comme commissaire du peuple au transport fluvial le 21 août puis envoyé en purge. Lavrenti Beria fut alors placé à la tête du NKVD. Cela signala la fin des Grandes purges, cependant la pratique d'arrestation de masse et d'exil continua jusqu'en 1953, à la mort de Staline.

30 juillet 2007

La gauche est divisée sur la politique du logement

Un article bien intéresant du journal Le Monde  relate les divisions au sein de la gauche régionale.

Les orientations du Schéma Directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF) telles que souhaitées par le Conseil Régional 1428f8e54e234e727733cc5a264068b1.jpgsont contestées. Les projections en matière de construction de logements sociaux notamment paraissent totalement disproportionnées,

"La concentration de logements continue d'être imposée aux mêmes, s'insurge Gilbert Roger, le maire PS de Bondy (Seine-Saint-Denis). C'est bien en Seine-Saint-Denis que les pouvoirs publics veulent construire toujours plus et rien dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines. Pourquoi ?"

Les conseils généraux (PCF) de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ont donné un avis favorable au Sdrif. M. Roger reproche aux élus communistes de son département "une erreur de stratégie". "Ils veulent engranger des logements sociaux pour se constituer un stock électoral, dit-il. Les mauvais résultats des dernières législatives du PCF montrent que ce n'est plus payant. Face aux problèmes sociaux, une partie de l'électorat de gauche finit au contraire par quitte le département." Le maire de Bondy entend faire du logement un thème de la campagne du PS local pour la conquête du conseil général aux cantonales de 2008.

"La Seine-Saint-Denis, dirigée par le PCF, ne doit pas continuer à supporter seule la demande croissante de logements sociaux dans la région, estime Bertrand Kern, le maire PS de Pantin (Seine-Saint-Denis). Il nous faut sortir du partage historique de la région entre les gaullistes à l'ouest et les communistes à l'est." Pour Olivier Galiana, conseiller régional PS, "le Sdrif a prévu beaucoup de logements sociaux en Seine-Saint-Denis parce que le pouvoir régional n'a pas voulu en imposer suffisamment à Paris. L'exécutif de la région s'est autocensuré pour ne pas fragiliser Delanoë".

"Un mauvais procès", réplique Pierre Mansat, adjoint PCF de Bertrand Delanoë chargé des relations avec les collectivités territoriales. Le Sdrif assigne à la capitale l'objectif de création de 20 % de logements sociaux d'ici à 2030 contre 15 % aujourd'hui. Un effort très important compte tenu "des contraintes foncières de l'espace parisien", a rappelé Bertrand Delanoë, le 16 juillet. Le maire de Paris s'est toutefois engagé à dépasser l'objectif du Sdrif pour atteindre la barre des 25 % d'ici à 2030. Confronté à la montée des réticences des élus de la gauche francilienne, M. Huchon n'entend pas, du coup, transiger avec les exigences du Sdrif en matière de logement dans les Hauts-de-Seine. "Je continuerai à plaider notamment auprès de l'Etat pour que le plan de renouveau du quartier d'affaires de La Défense - avec à la clé 150 000 m2 de nouveaux bureaux - inclue davantage de logements", affirme le président de la région.

Inscrite dans le Sdrif, cette recommandation est "impossible à réaliser", prévient d'emblée Roger Karoutchi, président du groupe UMP au conseil régional. "Les derniers terrains disponibles pour construire des logements près de La Défense ont été transférés à la ville voisine communiste de Nanterre, par le gouvernement de Lionel Jospin", affirme-t-il. Egalement secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, il aimerait lui aussi que le Sdrif revoie à la baisse ses exigences en matière de logement dans l'agglomération parisienne.

La politique ne consiste pas a lancer des chiffres sans prendre en compte les contraintes, dommage que la démagogie prenne le pas sur le bon sens, l'exécutif régional l'a oublié.

Toutes les notes