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31 octobre 2007
Un peu d'histoire
Des Moscovites, ont rendu un hommage, hier à Moscou, aux centaines de milliers de victimes des purges menées par Staline entre 1936-1939.
La grande purge du parti en 1936 a eu pour but de contrôler le recrutement en son sein. À la fin de 1936, avant même que les grandes purges ne commencent, le Parti ne compte plus que 1 450 000 membres, soit une diminution de 750 000 en quatre ans. En 1937, première année de purge en profondeur, 500 000 autres membres disparaissent des registres, le plus souvent fusillés ou envoyés dans des camps. 1937 marque l'accentuation de la politique entreprise.
En août 1936, Joseph Staline fait juger Kamenev et Zinoviev et 14 autres personnes, accusés d'avoir constitué un « centre terroriste trotsko-zinoviéviste », déjà responsable de l'assassinat de Kirov, et de comploter d'assassiner Staline et la plupart des membres du Politburo, pour restaurer le capitalisme avec l'aide de fascistes allemands et japonais. Les preuves sont visiblement truquées ; en particulier celles attestant une rencontre entre les fils de Trotski et les accusés.
En septembre, Staline fait remplacer Iagoda par Nikolaï Iejov à la tête du NKVD pour renforcer la répression. L'étape suivant date de la session du Comité Central de février-mars 1937 où, après des débats houleux, Staline, Molotov, Ejov finissent par l'emporter sur les partisans d'une ligne modérée. Ils obtiennent la tête de Nikolaï Boukharine et Rykov, aussitôt arrêtés (leur ancien collègue Mikhaïl Tomsky s'était suicidé). En mars 1938, Boukharine, Rykov, Iagoda passent à leur tour en procès. Par la suite Toukhatchevski et six autres maréchaux sont également jugés sommairement et exécutés. L'armée est décimée.
La période la plus intense des Purges fut de 1936 à 1938, pendant laquelle Nikolaï Iejov fut à la tête du ministère des affaires internes (NKVD), les Russes appellent d'ailleurs cette période « Iejovchtchina ». Durant ces deux années, la répression fait plus de deux millions de victimes, dont 725 000 exécutions[1]. La directive « prikaz 00447 », appliquée à partir de 5 août 1937 ordonne à la police secrète de fusiller un quota minimal de 75 950 personnes et d'en envoyer 193 000 au goulag.
Ces procès, cependant, n'étaient qu'une partie mineure des purges, et l'un de leurs buts étaient de détourner l'attention du monde de ce qui se passait dans le reste du pays. Près d'un million de gens furent exécutés par des pelotons et bien plus furent envoyés dans des prisons ou des camps gérés pas le Goulag où beaucoup ne survivaient pas. Les estimations des victimes varient beaucoup, mais le chiffre revenant le plus souvent est de 20 millions de morts, mais selon certains[2], ce chiffre correspondrait au nombre de déportés (de la période allant de 1930 à 1953) et le nombre de morts (exécutions et famines comprises) de 1932 à 1939 n'excèderait pas les 9 millions.
Beaucoup de ceux accusés et emprisonnés l'étaient sous l'inculpation de sabotage économique, d'affiliation avec le trotskysme ou d'être des agents de la subversion étrangère. De nombreux chefs locaux du parti furent dénoncés et accusés d'abus de pouvoir.
À l'été 1938, Staline et son entourage proche réalisèrent que les purges étaient allées trop loin et Iejov fut rétrogradé comme commissaire du peuple au transport fluvial le 21 août puis envoyé en purge. Lavrenti Beria fut alors placé à la tête du NKVD. Cela signala la fin des Grandes purges, cependant la pratique d'arrestation de masse et d'exil continua jusqu'en 1953, à la mort de Staline.
19:10 Publié dans politique ; internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : URSS, histoire, politique, purges, parti communiste
27 octobre 2007
Régimes spéciaux, soutenez la réforme
publique et de mettre ainsi à terme l’ensemble des Français sur un pied d’égalité face à la retraite.Les Français sont d’ailleurs très majoritairement favorables à cette réforme (75% selon un sondage Ifop-JDD du 16.09.2007) qui a été trop longtemps différée.
Pourquoi réformer les régimes spéciaux de retraites ?
• Il s’agit de répondre à un impératif de justice sociale et d’équité entre tous les Français. Et nullement d'opposer certaines catégories de Français à d'autres.
• Et ce, d’autant plus que ces régimes spéciaux ne se justifient plus. Comme l’a rappelé le Président de la République à Rennes, le 11 septembre dernier, « il existe des régimes spéciaux de retraites qui ne correspondent pas à des métiers pénibles et il existe des métiers pénibles qui ne correspondent pas à un régime spécial de retraites ».
• Cette réforme est indispensable pour pérenniser notre système de retraites par répartition et pour sauver les retraites des bénéficiaires des régimes spéciaux eux-mêmes.
Leurs régimes ne font pas exception : ils sont déficitaires et sont également menacés par les déséquilibres démographiques. A la SNCF par exemple, chaque cotisant a désormais la charge d’un retraité et demi.
Des mesures justes et équitables :
Certains principes d’harmonisation sont communs, d’autres sont laissés à la négociation de branche ou d’entreprise, comme le rachat d’années de cotisations ou d’études incomplètes, la spécificité de certains métiers, les avantages familiaux, etc.
Voici les principales mesures non négociables :
- l’harmonisation de la réforme sera progressive : quelle que soit la date de leur départ à la retraite, les agents se verront appliquer les règles en vigueur l’année où ils étaient susceptibles de liquider leur pension.
- la durée de cotisation de 37,5 dans la plupart des régimes spéciaux passera à 40 années en 2012. Cette durée pourra par la suite évoluer comme dans le régime de la fonction publique. Un système de décote et de surcote sera mis en place pour encourager ceux qui veulent améliorer le niveau de leur future retraite à prolonger leur activité.
- La retraite sera indexée sur les prix et calculée sur la base du salaire des 6 derniers mois d’activité (sauf pour les régimes dont la période de référence est déjà plus longue).
- La liberté du choix de l’âge de départ à la retraite sera garantie et les mises à la retraite d’office seront supprimées.
- La prise en compte de la spécificité de certains métiers sera revue dans le cadre de la négociation
Comme l’a souligné Le ministre Xavier Bertrand, « cette réforme se cale sur la même durée de convergence et les mêmes règles d’application que pour la fonction publique ». (Le Parisien, le 11.10/2007)
18:20 Publié dans gouvernement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : régimes spéciaux, politique, gouvernement, sarkozy
26 octobre 2007
L'environnement est une priorité du gouvernement
De ce grand rendez-vous est ressorti une vraie ambition française en matière de développement durable qui s’appuie
sur des grandes politiques porteuses d’avenir. La France a entamé sa grande révolution écologique et c’est à Nicolas Sarkozy qu’elle le doit.
Pour la première fois, toutes les parties prenantes étaient réunies autour de la table et tous les Français ont pu s’exprimer. Pour la première fois, le développement durable a été abordé de manière globale. Il n’est plus question de mesurettes, mais bien d’une grande politique en faveur de l’environnement, dont la création du ministère en charge du développement durable était la première étape. L’UMP salue à ce titre l’engagement personnel de Jean-Louis BORLOO, ministre de l’Ecologie, du développement et de l’aménagement durable, et de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, dans la conduite et la réussite du Grenelle.
Lors de son discours de clôture, le Président de la République a montré qu’il était possible de répondre à l’urgence écologique sans adopter de postures idéologiques. Le développement durable n’est pas une affaire de parti, mais bien l’affaire de tous, en France comme dans le monde.
21:08 Publié dans gouvernement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : borloo, sarkozy, environnement, écologie
23 octobre 2007
Lettre de Guy Môquet
La mort de Guy Môquet n'appartient à personne si ce n'est à la mémoire collective ; ainsi a-t-il écrit "...que ma mort serve à quelque chose..." La lecture de cette lettre fait partie de notre devoir de mémoire envers les plus jeunes et rappelle à tous l'absurdité et l'horreur de cette guerre comme de toutes les guerres.
"Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage ! Votre Guy qui vous aime. Guy
Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"
10:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17 octobre 2007
GREVE : des chiffres
Quelques chiffres sur les régimes spéciaux :
500 000 actifs et 1,1 million de retraités bénéficient de régimes spéciaux.
Certains de ces régimes ne couvrent que quelques milliers de personnes (comme les mines), d’autres quelques dizaines de milliers comme les clercs de notaire (40 398 actifs et 14 825 pensionnés), la banque de France (15 417 actifs, 14825 pensionnés), la marine marchande (43690 actifs, 122 234 pensionnés), etc.
Les trois régimes les plus lourds sont ceux de la RATP (41 949 actifs, 42 591 pensionnés), de la SNCF (178 770 actifs, 316 000 pensionnés), d’EDF (153 782 actifs, 143 955 pensionnés) et de GDF
Source : Rapport du COR-2006, de la cour des comptes 2006
19:50 Publié dans gouvernement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : greve, politique




