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30 juillet 2007
La gauche est divisée sur la politique du logement
Un article bien intéresant du journal Le Monde relate les divisions au sein de la gauche régionale.
Les orientations du Schéma Directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF) telles que souhaitées par le Conseil Régional
sont contestées. Les projections en matière de construction de logements sociaux notamment paraissent totalement disproportionnées,
"La concentration de logements continue d'être imposée aux mêmes, s'insurge Gilbert Roger, le maire PS de Bondy (Seine-Saint-Denis). C'est bien en Seine-Saint-Denis que les pouvoirs publics veulent construire toujours plus et rien dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines. Pourquoi ?"
Les conseils généraux (PCF) de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ont donné un avis favorable au Sdrif. M. Roger reproche aux élus communistes de son département "une erreur de stratégie". "Ils veulent engranger des logements sociaux pour se constituer un stock électoral, dit-il. Les mauvais résultats des dernières législatives du PCF montrent que ce n'est plus payant. Face aux problèmes sociaux, une partie de l'électorat de gauche finit au contraire par quitte le département." Le maire de Bondy entend faire du logement un thème de la campagne du PS local pour la conquête du conseil général aux cantonales de 2008.
"La Seine-Saint-Denis, dirigée par le PCF, ne doit pas continuer à supporter seule la demande croissante de logements sociaux dans la région, estime Bertrand Kern, le maire PS de Pantin (Seine-Saint-Denis). Il nous faut sortir du partage historique de la région entre les gaullistes à l'ouest et les communistes à l'est." Pour Olivier Galiana, conseiller régional PS, "le Sdrif a prévu beaucoup de logements sociaux en Seine-Saint-Denis parce que le pouvoir régional n'a pas voulu en imposer suffisamment à Paris. L'exécutif de la région s'est autocensuré pour ne pas fragiliser Delanoë".
"Un mauvais procès", réplique Pierre Mansat, adjoint PCF de Bertrand Delanoë chargé des relations avec les collectivités territoriales. Le Sdrif assigne à la capitale l'objectif de création de 20 % de logements sociaux d'ici à 2030 contre 15 % aujourd'hui. Un effort très important compte tenu "des contraintes foncières de l'espace parisien", a rappelé Bertrand Delanoë, le 16 juillet. Le maire de Paris s'est toutefois engagé à dépasser l'objectif du Sdrif pour atteindre la barre des 25 % d'ici à 2030. Confronté à la montée des réticences des élus de la gauche francilienne, M. Huchon n'entend pas, du coup, transiger avec les exigences du Sdrif en matière de logement dans les Hauts-de-Seine. "Je continuerai à plaider notamment auprès de l'Etat pour que le plan de renouveau du quartier d'affaires de La Défense - avec à la clé 150 000 m2 de nouveaux bureaux - inclue davantage de logements", affirme le président de la région.
Inscrite dans le Sdrif, cette recommandation est "impossible à réaliser", prévient d'emblée Roger Karoutchi, président du groupe UMP au conseil régional. "Les derniers terrains disponibles pour construire des logements près de La Défense ont été transférés à la ville voisine communiste de Nanterre, par le gouvernement de Lionel Jospin", affirme-t-il. Egalement secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, il aimerait lui aussi que le Sdrif revoie à la baisse ses exigences en matière de logement dans l'agglomération parisienne.
La politique ne consiste pas a lancer des chiffres sans prendre en compte les contraintes, dommage que la démagogie prenne le pas sur le bon sens, l'exécutif régional l'a oublié.
19:55 Publié dans politique ; internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : région, logements sociaux, sdrif, karoutchi





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